Monsieur le Président,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
La Principauté de Monaco devient aujourd'hui l'un des 44 Etats membres du Processus de Barcelone : une Union pour la Méditerranée.
Je souhaiterais vous adresser, à tous, mes remerciements les plus chaleureux pour votre soutien et pour avoir compris et partagé la volonté et la détermination qui ont motivé notre démarche.
Nous ressentons l'honneur qui nous est fait mais aussi la responsabilité qui nous incombe.
Je prends solennellement devant vous cet engagement : mon pays sera un membre actif, déterminé et disponible pour soutenir et nourrir ce partenariat que je juge capital.
Chacun d'entre nous, représente ici une singularité nationale. Mais réunis, nous devenons une véritable force : celle d'un partenariat résolu qui s'est constitué voici 13 ans autour de la Mer Méditerranée. Cette mer nous a longtemps séparés, demain j'en suis convaincu, elle nous unira.
C'est autour de cette mer, berceau de notre civilisation, que la convergence de nos volontés devait aboutir. Je suis fier que Monaco soit au rang des membres fondateurs de l'Union pour la Méditerranée.
Mon pays est depuis longtemps engagé, avec ses partenaires, dans la lutte contre la pauvreté et en faveur de la protection de ce milieu environnemental unique et privilégié que constitue le bassin méditerranéen. ···/···
Plus d'un tiers de l'Aide Publique au Développement de la Principauté est actuellement consacré aux pays de la rive méditerranéenne. Cette coopération se déploiera davantage avec les projets qui seront entrepris par l'Union pour la Méditerranée.
La Principauté a également tissé des liens privilégiés avec de nombreuses organisations internationales actives en Méditerranée.
Elle a créé, il y a maintenant 30 ans, avec la France et l'Italie, l'Accord RAMOGE dont la mission principale est de lutter contre les pollutions marines et telluriques et de préserver l'environnement.
Vous connaissez aussi l'engagement de Monaco en faveur de la recherche scientifique internationale en matière d'action écologique, action reconnue mondialement et qui a justifié que Monaco accueille l'Organisation Hydrographique Internationale, le Laboratoire de l'environnement marin de l'AIEA et le siège de la Commission Internationale pour l'Exploration Scientifique de la Mer Méditerranée.
Monaco, vous le savez, est également très actif dans de nombreuses instances méditerranéennes, telle que le Plan d'Action pour la Méditerranée.
Comme le reste de la planète, cette mer subit les conséquences du changement climatique, de la désertification et sa biodiversité est en danger.
Je le dis ici avec force et gravité : la Méditerranée est notre patrimoine commun et ce patrimoine est en péril.
Nous avons l'impérieux devoir de le sauver !
C'est au prix d'une exceptionnelle mobilisation que sera préservé notre cadre de vie unique qui ne se limite pas « à un symbole ou une icône » .
Pour inverser le processus et promouvoir une logique de sauvegarde, il convient notamment de mener à bien le projet de dépollution de la Mer Méditerranée qui s'appuie sur l'initiative « Horizon 2020 ».
Je souhaite aujourd'hui vous faire part de mon implication personnelle en faveur de ce projet. Je vous propose de mettre au service de cette cause les ressources scientifiques de la Principauté ainsi que sa capacité d'accueil.
Nous apportons également notre neutralité qui constitue un précieux atout, au-delà des clivages politiques.
Nous partagerons aussi notre expérience en matière de lutte contre les pollutions car mon Pays a entrepris ces dernières années des efforts conséquents pour réduire son impact environnemental.
Le Processus de Barcelone : une Union pour la Méditerranée est une opportunité exceptionnelle pour la paix, pour l'espace Méditerranéen et pour l'environnement. Je tiens ici à rendre hommage à la volonté et au courage des femmes et des hommes qui ont su nous mobiliser.
Désormais, nous abordons ensemble une étape décisive.
L'engagement de mon pays sera total, le mien, sans réserve.
Je vous remercie.
Crédit photo = afp